Bonne année de la part d'OSMP !
Randonnée du mois – Étangs de Sawhill
Jack Sasson
Sentier des étangs Sawhill par Jack Sasson
Janvier est un mois propice à la réflexion et à la contemplation. Les étangs de Sawhill, situés sur la 75e Rue, près de son intersection avec Valmont Road, offrent un lieu exceptionnel pour savourer le calme hivernal. Les sentiers, plats et lisses, offrent un répit bienvenu après les pentes abruptes et glacées des montagnes. La neige recouvre le sol et les étangs gelés. Le vent bruisse dans les quenouilles. La faune suit le rythme paisible de l'hiver. Le tumulte des animaux a disparu. Carouges à épaulettes de l'été, mais de nombreux animaux restent visibles pour l'observateur attentif. Bernaches du Canada se promener sur les digues, et Pygargue à tête blanche Fréquenter les arbres sans feuilles. Bruants chanteurs se cacher dans les broussailles. Lapins à queue blanche, rats musqués et renards roux Ils sont également présents, mais vous ne verrez peut-être que leurs empreintes dans la neige fraîche. Avec un peu de chance, vous apercevrez peut-être un animal endormi. Grand-duc d'Amérique Elle imite à merveille une branche d'arbre grise et morte. N'oubliez pas de revenir à Sawhill Ponds en mai pour comparer l'effervescence de la reproduction et de l'alimentation avec le rythme paisible de janvier.
Ces grosses chenilles brunes
Parfois, à la fin de l'hiver, vous pourrez apercevoir de petites chenilles dodues, noires et brunes, se promenant sur les sentiers ou les trottoirs. Ce sont des chenilles. Ours laineux rayés, les larves de papillon Isabelle Pyrrharctia isabelleLes adultes pondent des œufs à l'automne, qui éclosent en chenilles bien connues. Les larves se nourrissent de divers végétaux, notamment de pissenlits, d'érables, d'asters et de trèfles. Lorsque le froid s'installe, les chenilles trouvent un abri douillet pour passer l'hiver sous des bûches ou des pierres, dans des tas de bois ou des cavités d'arbres. Elles peuvent émerger lors des journées douces de janvier et février et se promener. Au printemps, les chenilles tissent un cocon de soie et se transforment en chrysalide. À l'intérieur du cocon, la chenille se métamorphose en papillon adulte. Ses pièces buccales broyeuses sont remplacées par un long tube fin appelé trompe, que l'adulte utilise pour butiner le nectar des fleurs. Des ailes et des antennes se développent, et les soies épineuses sont remplacées par de fines écailles. Au printemps, cherchez les papillons adultes autour de votre lampe de porche et souvenez-vous des petites chenilles brunes et dodues que vous avez vues en janvier.
Oiseaux : Rester au chaud en hiver
Beaucoup d'entre BoulderLes oiseaux migrent vers le sud durant les mois froids pour trouver une nourriture plus abondante dans des climats plus chauds. Ceux qui restent doivent pouvoir survivre à des conditions climatiques rigoureuses, notamment aux nuits les plus froides de l'année. Ils y parviennent grâce à un fascinant éventail d'adaptations.
Avez-vous déjà vu un oiseau gonfler ses plumes, jusqu'à ressembler à une petite boule de poils ? Ce gonflement crée de petits espaces d'air entre les plumes, qui emprisonnent la chaleur corporelle. Les petits oiseaux ont du mal à supporter le froid car leur surface de dissipation de chaleur est très importante par rapport à leur taille. Les grands oiseaux comme les bernaches du Canada et les aigles sont avantagés : leur corps étant plus imposant, leur surface de perte de chaleur est proportionnellement plus petite. Gonfler le pelage ou les plumes est un mécanisme courant pour se maintenir au chaud. Quand on a la chair de poule, c'est que le corps essaie désespérément de gonfler le peu de poils disponibles !
Pour se maintenir au chaud, la plupart des oiseaux frissonnent constamment. Ces frissons résultent de contractions musculaires très rapides. Ces contractions créent une friction entre les fibres musculaires, ce qui génère de la chaleur corporelle. Frissonner demande beaucoup d'énergie, c'est pourquoi les oiseaux doivent redoubler d'efforts pour trouver de la nourriture en hiver. Lorsque les nuits deviennent très froides, certains petits oiseaux, comme les mésanges et les sittelles, se regroupent dans un ancien trou de pic. Dans ce dortoir communautaire, tous les oiseaux partagent leur chaleur corporelle et peuvent survivre à des températures négatives.
Il n'est pas rare d'observer des canards et des oies se tenant sur la glace ou nageant dans l'eau glacée. Pour conserver leur chaleur corporelle, ils ont développé un ingénieux mécanisme d'échange thermique. Le sang chaud provenant du tronc de l'oiseau circule dans les artères jusqu'aux pattes. Le sang froid présent dans les pattes retourne au cœur par les veines. Artères et veines étant situées côte à côte, le sang artériel chaud cède sa chaleur au sang froid qui revient. La chaleur retourne ainsi au tronc, tandis que le sang artériel, désormais refroidi, poursuit son chemin jusqu'aux orteils de l'oie.
Comment ça va, Nuage Brun ?
En hiver, les habitants de la région des Rocheuses remarquent souvent un épais brouillard brunâtre qui obscurcit l'air au-dessus des plaines. Ce brouillard est dû à un mélange de polluants atmosphériques piégés qui, en interagissant avec la lumière du soleil, créent cette brume terne.
Lorsque l'air froid descend, il s'accumule dans les basses couches de l'atmosphère, près du sol. Une couche d'air chaud peut se former au-dessus, créant une inversion de température : une sorte de couvercle qui emprisonne l'air froid en dessous. Les gaz d'échappement des voitures, des habitations et des usines se répandent dans cet air froid, mais ne peuvent s'élever au-dessus de cette couche d'air chaud et se disperser. Le nuage de smog peut persister jusqu'à ce que des vents forts dissipent l'inversion et dispersent les polluants.
Que contient ce mélange ? Une multitude de produits chimiques dont on se passerait bien. Les oxydes d'azote réagissent avec la lumière du soleil et les polluants organiques volatils pour former le brouillard. On y trouve également du dioxyde de soufre (SO2), ainsi que de nombreuses particules fines de poussière et de gravillons. Le monoxyde de carbone (CO), l'ozone (O3) et le méthane (CH4) sont invisibles mais toxiques et peuvent provoquer des problèmes respiratoires.
à partir de BoulderIl est facile de randonner au-dessus du nuage brunâtre en prenant de l'altitude, au-dessus de la zone d'inversion de température. Choisissez un sentier qui s'enfonce dans le décor montagneux, comme Green Mountain, Bear Peak ou même Flagstaff Mountain. D'en haut, vous profiterez d'une vue imprenable sur les montagnes lointaines et de la satisfaction de contempler la couche de brume jaunâtre.
Vous pouvez contribuer à lutter contre la pollution atmosphérique en réduisant vos déplacements en voiture et en privilégiant les véhicules économes en carburant afin de limiter les émissions polluantes ; et en consommant moins d’électricité, notamment celle produite par des centrales au charbon. Respectez les restrictions de qualité de l’air concernant les poêles à bois et les cheminées : n’utilisez jamais de poêle à bois lors d’une journée de faible qualité de l’air (alerte rouge) ou optez pour un poêle à combustion propre homologué.
Le dernier mot
Dès que l'homme invente une meilleure souricière, la nature invente aussitôt une meilleure souris.
- James Carswell